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Cette messicole, le Grand Coquelicot, peut aussi par ses vives floraisons, ponctuer des friches, des bords de chemins et divers sites fréquentés par l'homme. Appréciant les sols fertiles, cette Papavéracée velue-hérissée, européenne, ouest-asiatique et nord-africaine, fleurit de mai à juillet.
Sur sa racine pivotante se dresse une tige haute de 30 à 40 centimètres.
Ses feuilles sont profondément découpées, dentées, les inférieurs étant pétiolées, les autres se révélant embrassantes. Les grandes fleurs du Ponceau sont spectaculaires, avec leurs bontons pendant avant que l'épanouissement ne redresse les fleurs et permette l'étalement de leurs quatre pétales d'un rouge-vif.
De très nombreuses étamines entourent un puissant pistil qui évoluera en une capsule subsphérique ou allongée, à plateau strié rayonnant.
Avec d'autres Pavots indigènes en France, le Papaver rhoeas, qui dégage une odeur vireuse et renferme un alcaloïde, la rhoeadine, partage des propriétés narcotiques, mais qui restent assez modérées !
Cette drogue, sous forme de sirop, peut donc, à un degré certes nettement moindre, suppléer l'opium chez les malades qui ne supportent pas celui-ci.
Le Grand Coquelicot est une plante pectorale, notament par ses pétales qui trouvent place dans le cercle des fleurs pectorales et furent très utilisées, sous forme de sirop, en médecine infantile, ses infusions de feuilles apaisent l'anxiété. Des lavements donnés avec un mélange de tisane de Coquelicot et d'huile d'Olive stopperaient efficacement les diarrhées. En Chine, racines et fleurs sont recommandées en cas d'ictère.
Bernard Boullard "Plantes Médicinales du Monde"
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